Communauté

Derniers messages sur Facebook


Suivez-nous sur Facebook

Nouvelles, articles, trucs et conseils

31 mai 2013

Le lac aux mille légendes

par Karine Husson

Taureau 1Avec sa topographie complexe, rappelant une marguerite, et les quelque 60 îles et îlots qui parsèment ses 95 km2, le lac Taureau est sans contredit l'un des joyaux de la région de Lanaudière.

Mais saviez-vous qu'il ne s'agit pas d'un lac naturel ? C'est plutôt un réservoir, créé en 1931 lors de la mise en service du barrage Matawin. Objectif : alimenter les centrales hydroélectriques pour soutenir l'industrie des pâtes et papiers, alors en plein essor. Or, qui dit barrage dit aussi inondation. C'est le triste sort qu'a connu le village de Saint-Ignace-du-Lac qui, bien qu'englouti depuis plus de 80 ans, alimente encore bien des légendes... Ainsi, il semble qu'en tendant l'oreille à l'endroit où passait autrefois la rue principale, on peut entendre les derniers tintements des cloches de l'église, comme un éternel larmoiement transporté par le vent. Ou qu'au printemps, quand le réservoir se remplit, on peut apercevoir le clocher pointant hors de l'eau...

Pour s'en faire conter des belles, on s'offre l'une des passionnantes croisières aux légendes proposées par L'Auberge du lac Taureau. Au programme : histoires mystérieuses, anecdotes amusantes et paysages majestueux à l'état sauvage. Tout ça dans le grand confort d'un ponton Princecraft. Une belle activité à faire en famille, qui plaira autant aux enfants qu'à leurs grands-parents. Avis aux intéressés, l'établissement organise aussi des excursions privées, avec pique-nique sur une île déserte, en plus de mettre ses trois pontons bien équipés à la disposition de ceux qui préfèrent s'évader en mode autonome...


4 avril 2013

Dans les bottes de Norman Byrns

par Karine Husson

Norman 1Pour l'animateur des populaires émissions Bonne pêche et Bonne chasse, diffusées à RDS depuis plus de 15 ans, une année typique comprend 120 jours de pêche et 60 jours de chasse. Le reste du temps, soit de janvier à avril, Norman Byrns sillonne la province pour présenter ses films et partager ses découvertes avec d'autres passionnés. Entre nature sauvage et salles bondées, l'homme s'impose tout de même deux semaines de vacances par année. Une pause bien méritée qu'il passe souvent à... pêcher.

La vie de Norman Byrns, plusieurs en rêvent.

Le paradis ? « Oui, parce que j'adore ça. J'ai la chance de gagner ma vie en faisant ce que j'aime le plus. Mais il y a aussi des aspects moins roses : les défis d'organisation, les pépins techniques, la météo qui n'est pas toujours de notre bord... Malgré tout, je ne reviendrais pas en arrière ! »

Justement, revenons en arrière.

Au début des années 90, on avait plus de chances de croiser Norman Byrns sur un chantier de construction qu'au milieu d'un lac. Il était alors ferblantier en ventilation et contremaître dans l'entreprise familiale. Les affaires marchaient bien, Norman aurait pu reprendre le flambeau de son père. Une voie toute tracée, qu'il a pourtant déclinée.

« La pêche était déjà une passion, mais je manquais de temps pour en profiter. Il fallait que je fasse un choix, j'ai foncé. » Son objectif : marier ses deux passions, la pêche et l'animation. Il faut dire que depuis quelques années, l'homme avait aussi une petite entreprise de disco mobile, une activité qui lui permettait d'exploiter ses talents naturels.

La suite s'est bâtie progressivement, grâce à un savant mélange de persévérance et de talent. On lui confie d'abord l'animation des Soirées Canadian Tire, puis celle des Soirées Sentier chasse et pêche (commanditées par Princecraft). Quand le producteur annonce son intention de mettre un terme à ces dernières, Norman Byrns saute sur l'occasion : il rachète les droits - pour la tournée et les émissions - et part à son compte.

« Dès le départ, Princecraft a été un partenaire important. J'en parle toujours avec fierté, parce qu'au-delà de la qualité des bateaux, je respecte beaucoup les valeurs de cette compagnie-là. Ils m'ont fait confiance dès le début et ont toujours été présents. J'ai l'impression de faire partie de la famille, c'est rare et précieux. » C'est d'ailleurs avec émotion que Norman parle de son mentor, Ken King, aujourd'hui retraité, mais longtemps à l'emploi de Princecraft. « Son soutien et ses conseils ont fait une énorme différence dans ma carrière. C'est un homme extraordinaire. »

Norman 2

Quinze ans plus tard.

Norman Byrns prend encore très au sérieux son rôle de prostaff pour Princecraft. Chaque année, dans les tournois et lors des salons, il sert de trait d'union entre les pêcheurs et les nouvelles embarcations. C'est l'occasion de présenter les innovations de Princecraft, mais aussi de consulter les pêcheurs pour bien saisir l'évolution de leurs besoins. « On mise beaucoup sur la proximité. Souvent, il y a des designers et des ingénieurs qui viennent me rejoindre sur le terrain pour échanger avec les utilisateurs. L'objectif, c'est toujours d'apporter des améliorations. Souvent, ce sont des petites choses qui, au bout du compte, font une grande différence. »

Une saison de pêche dans la vie de Norman Byrns équivaut à 10 ans pour un pêcheur régulier. Pourtant, ses bateaux trouvent rapidement preneurs lorsqu'ils sont vendus comme démos. « Ce sont des bateaux fiables, qui conservent une excellente valeur. Même si je fais beaucoup de route, ils sont résistants et restent en très bon état. »

Mais par-dessus tout, ce sont des embarcations conçues pour les conditions climatiques d'ici : de grands plans d'eau, des vagues, des grands vents... « Quand j'ai prévu d'aller sur l'eau, je sors, peu importe la météo. Et parfois, je vais repêcher des gens qui sont moins bien équipés. Avec la garantie qu'on donne, il faut s'assurer que la conception de nos bateaux soit extraordinaire. Pour la qualité, Princecraft c'est une référence. »

Norman 6EN RAFALE

Quand on est à l'extérieur 200 jours par année, comment se passe la vie de famille ?

Je suis chanceux : mon fils Kenny travaille avec moi, comme caméraman. On pêche ensemble depuis qu'il est tout petit. À l'âge de 3 ans, il jouait à pratiquer ses lancers dans la cour, en visant des couvercles de poubelle. À six ans, il faisait des démonstrations de précision dans les soirées de la Tournée. Les gens n'en revenaient pas...

Et côté coeur ?

Là aussi, je suis chanceux. Ma blonde, c'est ma partner. C'est elle qui assure la logistique, qui gère les courriels, qui planifie les détails des voyages... Josée m'accompagne souvent aussi. On peut passer plusieurs heures ensemble, dans une cache, à attendre en silence qu'un orignal se pointe. C'est des beaux moments de complicité.

Quel est ton endroit de rêve pour la pêche ?

Hmmm... Je retournerais volontiers en Floride, dans le golfe du Mexique, à la pêche au tarpon. C'est un poisson très combatif, très physique, qui peut peser jusqu'à 200 livres. Un défi tripant !

Et au Québec ?

Dans le Grand Nord, l'omble chevalier devient rouge orangé juste avant la période de frai, vers la fin août. C'est un phénomène magnifique et assez rare. On peut le voir en allant pêcher dans les affluents de la baie d'Ungava.

Comment choisis-tu tes destinations pour les émissions Bonne pêche et Bonne chasse ?

Surtout en jasant avec les gens. Juste avec la tournée, je rencontre environ 30 000 personnes chaque année, alors j'ai plein de bonnes suggestions...

Ton plus beau souvenir de pêche ?

En 2006, j'ai pêché un saumon de l'Atlantique de 51 pouces et 45 livres. C'était en Gaspésie, à la Pourvoirie Mic Mac de Cascapédia. J'étais avec Paul Martin - pas le politicien (rires), un guide amérindien qui pêche sur cette rivière-là depuis plus de 50 ans. Lui et son coéquipier, Quentin Condo, connaissent chaque roche par leur nom ! Et pas plus tard qu'hier, j'ai eu droit à une journée de rêve : on est partis en hydravion, sur un petit lac de la Baie James, au nord de Chapais. On a ancré l'hydravion à une grosse roche avec un câble et on a pêché directement sur les flotteurs. On était tout seuls avec un gros orignal qui restait là, à nous regarder. Il avait l'air de se demander c'était quoi ces bibittes-là qui arrivaient de nulle part et qui tiraient des gros dorés au bout d'un fil...

Norman 5

Haut de page